Une scène quasiment diurne. Encore une fois, la dimension spirituelle et divine est acquise par une expérience irrattionnelle et violente. Caravage nous montre le regard d’ Isaac, impuissant mais conscient de l’horreur de cette situation. Nous sommes aussi pris à témoin et impuissants. Abraham ne montre pas d’état d’âme, soumis à son dieu et à peine soulagé. Il semble un instrument du destin et du dessein divin. Les anatomies naturalistes et soignées, la beauté des portraits et des expressions, la proximité des figures, nous font participer la aussi à la scène. L’agneau surgit, comme volontaire au sacrifice.
Georges De La TOUR et le clair-obscur.