C’est bien Caravage qui a initié ce genre de vanités, non pas en natures mortes, mais en scènes de genre peintes avec un sens du réalisme, voire du trompe l’oeil, impliquant le spectateur dans une complicité de fait avec les bassesses morales. Il y a la mise en place d’un dispositif paradoxal, d’être séduit par le mal. Ce que fera souvent d’ailleurs Caravage avec ses bourreaux gracieux jeunes hommes à la beauté desquels il était sensible. La facination pour le mal et la violence poursuit aussi l’artiste dans sa vie, assassiné suite à une rixe. Il meurt jeune après une oeuvre déjà très riche et fondatrice d’un nouvel art de peindre.
Georges De La TOUR et le clair-obscur.