Une autre figure incontournable de ce genre complexe qu’est le « clair-obscur » est Artemisia Gentilleschi, fille du peintre Horatio. Elle fut victime d’un viol par son professeur, étant interdite d’atelier. Après un procès où elle affronte avec un courage exceptionnel le public et ses juges, elle continue une oeuvre de peintresse usant du clair-obscur comme d’une mise en scène violente, faisant surgir de l’oubli et de l’invisibilté, des scènes de vengeance légitime contre une masculinité abisive. Ici, Judith n’est pas effrayée ni dégoûtée par le meurtre d’ Holopherne. Elle agit avec une complice et y met toute l’énergie et même la jubilation nécessaire. La lumière éclaire le getse terrible et salvateur de la survie.
Georges De La TOUR et le clair-obscur.