Dans les Fileuses, nous trouvons encore le rapport du travail aux arts supérieurs. Les fileuses sont montrées de façon quasiment documentaire, en pleine action de préparation de la matière première nécessaire aux tapisseries, Elles sont au premier plan, dans une lumière rasante et ont des corps naturels de femmes du peuple, de tous âges. Au fond des silhouettes graciles et lumineuses se fondent dans la tapisserie. ces aristocrates, sont les princesses visitant l’atelier de tapisserie. Elles fusionnent avec la scène représentée, à savoir la vengeance d’ Athéna contre la pauvre humaine Arachné, qui victime de sa virtuosité a vaincu AThéna dans un concours de tapisserie. Abus des dieux et des puissants, jaloux des terriens/humains. Ici Vélasquez établit un rapport très subtil ,car apparemment sans continuité ni relation entre les 2 mondes. A l’exception d’une visiteuse qui se tourne vers les fileuses, tout le monde s’ignore, bien que dépendants les uns des autres.
Georges De La TOUR et le clair-obscur.