A l’évidence il établit des liens complexes entre les 2 mondes. Marthe, ici, comme travailleuse manuelle, pétrit les aliments ( symboles chrétiens cependant) ; elle a le physique d’une cuisinière du peuple, éclairée par une lumière rasante, comme le porteur d’eau. Elle est peinte de couleurs de terre, au premier plan, mélancolique et oubliée, ignorée, comme les fileuses..Mais pourtant, sa manière de recevoir Jésus est pour Vélasquez aussi digne que celle de Marie, qui écoute passive et colorée dans une lumière dorée leur sauveur. Dans un lieu improbable, miroir, fenêtre, tableau . Au centre, rien. Vélasquez expérimente une « diploptie », phénomène possible grâce aux « lunettes » et télescopes, qui permetent de voir simultanément des éléments proches et des des éléments lonntains, sans relations directe de l’un à l’autre. Bacchus chez les vignerons, établit de nouveai un rapport d’équilibre entre les 2 mondes, divins et humains. Les 2 récipients, de verre et de terre, rapellent les contenants présents dans le « porteur d’eau de Séville ». 2 limières, 2 mondes, 2 beautés possibles. réalisme et/ou idéalisme. Aristocrate et/ou populaire, Terrestre/céleste…Vélasquez ne se satisfait pas de la mélancolie des artistes baroques du clair-obscur, il cherche à établir des relations équilibrées.
Georges De La TOUR et le clair-obscur.