Avec la 2eme partie de ce dyptyque, Matisse nous renseigne sur son approche des arts cathartiques, qui selon Pythagore et les traditions, nous soulagent et nous lavent de nos scories et souillures matérielles. Mais il dissocie nettement, pour les harmoniser, les pratiques Apolliniennes et les pratiques Dyonisiaques. Ici, Matisse utilise le même arrangement coloré et la même disposition de figures. A droite et deboutr l’instrument à corde, apollinien, à gauche, tassés, soufflant et chantant, des crops, près du sol, produisant comme Dyonisos des sons venant du corps et du souffle.. Selon le mythe de Apollon et Marsyas, Apollon ùéprise ( comme Athéna) les instruments à vent de Pan le satyre, dont Marsyas, satyre aussi use, jusqu’à l’écorcher vif et doter Mydas d’oreilles d’âne pour avoir donné l’avantage à Marsyas. Mais ici, ces 2 pratiques sont réunies et se complètent.
Henri MATISSE, les poissons rouges