Simon HANTAÏ est l’un des artistes les plus stimulants de la fin du 20e siècle quant à sa pratique picturale. Après des années influencées par le surréalisme, le hasard, le repentir, l’effacement , il interroge de façon très rigoureuse et méthodique le rapport entre le support et la surface peinte. sans faire partie du groupe « support/surface » (Dezeuze, Viallat, Louis Cane etc.) il est sans doute pourtant celui qui a exploré de la manière la plus féconde ce dialogue.
Dans ses premiers travaux, par des stratégies de recouvrement et de couches superposées de peintures, il révélait par effacements et/ou grattages, les couches précédentes. Ce dévoilement instaurait un dialogue entre ces 2 moments de peinture.
Par la suite il opèrera sur de grandes toiles libres, méthodiquement froissées ou pliées. Une fois ce volume de plis obtenu, il peint la surface de cet amalgame, avec des peintures plus ou moins fluides et parfois de couleurs différentes.
En dépliant le dispositif, apparaissent des blancs, des lacunes, des formes plus ou moins identiques, qui révèlent la partie cachée, non peinte, comme protégée.
Ce déploiement garde la mémoire sur la toile redevenue bi dimensionnelle, de son passage éphémère dans les 3 dimensions ( à l’état de boule ou de structure pliée).
Les fluides colorés pénètrent plus ou moins les plis, sont plus ou moins absorbés, ainsi le dialogue n’est pas binaire entre surface peinte et surface non-peinte, il y a des coulures, des bavures qui sont aussi des preuves de la nature artisanale des plis.
Ainsi, tout en étant rigoureux, conceptuel et méthodique, Hantaï arrive à de grandes propositions ludiques et décoratives, qui continuent la subtilité de Matisse et la radicalité de Klein.
Arrivé, lui sembla t-il au bout de ses expériences, Hantaï a cessé toute pratique pendant 20 ans, refusant expositions et rétrospectives.
Il est aussi contemporain des artistes de la « figuration critique » (Aillaud, Adami, Telemaque, Monory…) qui interrogent tous la planéité, mais par le biais des images et de la représentation.
Simon HANTAÏ, supports en question
Simon HANTAÏ est l’un des artistes les plus stimulants de la fin du 20e siècle quant à sa pratique picturale. Après des années influencées par le surréalisme, le hasard, le repentir, l’effacement , il interroge de façon très rigoureuse et méthodique le rapport entre le support et la surface peinte. sans faire partie du groupe « support/surface » (Dezeuze, Viallat, Louis Cane etc.) il est sans doute pourtant celui qui a exploré de la manière la plus féconde ce dialogue.
Dans ses premiers travaux, par des stratégies de recouvrement et de couches superposées de peintures, il révélait par effacements et/ou grattages, les couches précédentes. Ce dévoilement instaurait un dialogue entre ces 2 moments de peinture.
Par la suite il opèrera sur de grandes toiles libres, méthodiquement froissées ou pliées. Une fois ce volume de plis obtenu, il peint la surface de cet amalgame, avec des peintures plus ou moins fluides et parfois de couleurs différentes.
En dépliant le dispositif, apparaissent des blancs, des lacunes, des formes plus ou moins identiques, qui révèlent la partie cachée, non peinte, comme protégée.
Ce déploiement garde la mémoire sur la toile redevenue bi dimensionnelle, de son passage éphémère dans les 3 dimensions ( à l’état de boule ou de structure pliée).
Les fluides colorés pénètrent plus ou moins les plis, sont plus ou moins absorbés, ainsi le dialogue n’est pas binaire entre surface peinte et surface non-peinte, il y a des coulures, des bavures qui sont aussi des preuves de la nature artisanale des plis.
Ainsi, tout en étant rigoureux, conceptuel et méthodique, Hantaï arrive à de grandes propositions ludiques et décoratives, qui continuent la subtilité de Matisse et la radicalité de Klein.
Arrivé, lui sembla t-il au bout de ses expériences, Hantaï a cessé toute pratique pendant 20 ans, refusant expositions et rétrospectives.
Il est aussi contemporain des artistes de la « figuration critique » (Aillaud, Adami, Telemaque, Monory…) qui interrogent tous la planéité, mais par le biais des images et de la représentation.
Évaluez ceci :
Partager :
Similaire
About Olivier Jullien
Intervenant dans le domaine des arts plastiques, comme enseignant, praticien ( peintures-graphismes) et conférencier.