El Greco- des icônes à l’expressionnisme mystique

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Domenikos Theotokopoulos, dit El Greco, est exemplaire quant à son évolution artistique, puisqu’il passe d’une formation traditionnelle, marquée par le hiératisme byzantin, de culture orthodoxe, entretenant le culte des icônes hiératiques et sacrées, à une invention picturale, libre et mystique, dans une Espagne en grande tension religieuse. Entretemps, il découvre la peinture vénitienne en pleine crise de valeurs, auprès de Titien et Tintoret.

De Titien, il retient la matière, le geste, le flou, une certaine distance prise d’avec les règles édictées par Alberti, Vinci, Rapahël. Frontalité, sensibilité, irrationalité des lumières, mystique trouble plutôt que philosophie théologique.

Il opte souvent pour une verticalité qui le rapproche de l’élan mystique gothique des cathédrales françaises. Pas de perspectives, corps imbriqués dans un incendie de couleurs pures contrastant avec des ombres noires.

La déformation des anatomies, évoque le feu, les flammes, la combustion.

Sa radicalité correspond à la violence du catholicisme espagnol,, à Torquemada, Ignace de Loyola. « Auto da fe… » (acte de foi).expulsion des juifs et musulmans, même convertis. Si Greco n’y est pour rien sans doute, il est sans doute apprécié pour son art qui ne laisse pas de place à la distance, au doute, à la raison.

En Espagne, le terrain est libre d’une certaine façon, car il y a peu de tradition picturale, du fait de l’héritage iconoclaste musulman..

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About Olivier Jullien

Intervenant dans le domaine des arts plastiques, comme enseignant, praticien ( peintures-graphismes) et conférencier.
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